
Orthodontie précoce chez le jeune enfant.
A ) Pourquoi a-t-on les dents de travers ?
Trois bonnes raisons !
1) Cause génétique :Quelques distorsions du programme génétique de la mise en place de nos dents et des mâchoires depuis nos ancêtres en sont les causes.
2) La Croissance :La mâchoire supérieure dépend du crâne composé par environ 30 os qui grandissent ensemble.La mâchoire inférieure est un os libre unique.Une coordination de croissance complexe est nécessaire pour les harmoniser. De plus chaque dent à sa croissance particulière et peut donc se dissocier du modèle idéal et créer des interférences nocives entre les maxillaires supérieur et inférieur.32 dents donc 32 anomalies possibles …
3) Cause fonctionnelle : Les dents se déplacent anormalement modifiées par des pressions déséquilibrées des joues, lèvres, langue et leur positionnement est modifié sous toutes pressions tels pouce ,doigts, tétine, etc…
B) Pourquoi de plus en plus de traitements d’orthodontie sont nécessaires ?
Bien mastiquer et manger des aliments de consistance ferme ne font plus partie de nos habitudes ancestrales.
« La fonction crée l’organe ».
Ne pas mastiquer c’est ne pas développer ses mâchoires.
C) Conséquences de dents en mal position :
La majorité des enfants risque de grandir avec une mauvaise position des dents dans des mâchoires trop petites qui ne correspondent plus que de manière adaptative inconsciente quand l’enfant ferme la bouche.
On mastique où et comme on peut donc soit on avale soit y passe un temps ingérable…..

D) Conséquences de ces malformations dentaires ou de quel ordre sont ces dysfonctionnements causes de mauvaises habitudes orales ?
- respiratoires , respiration par la bouche,
- la langue en mauvais positionnement permanent ou pour avaler
- les lèvres trop toniques et une musculature oro-faciale maintenant la mandibule(maxillaire inférieur) en position arrière(rétrognathie)
- la succion d’un ou plusieurs doigts

E) Impacts négatif postural , alimentaire , l’élocution , l’esthétique et psychosocial pour le bien-être de l’adolescent en construction de personnalité et de repères.
Et on s’étonne après d’avoir des enfants qui ne sont pas dans les normes des courbes de croissance et de poids quand il ne ronfle pas déjà la nuit et se réveille fatigué.
Alors …Pourquoi laisser perdurer ces dysfonctionnements jusqu’à 12 ans quand il sera parfois trop tard pour « rattraper » des déformations et un mauvais développement de la face engendrées par une bouche qui « boite » depuis des années ?
F) Vigilance et dépistage :
Le Dépistage précoce des signes d’alerte de dysfonctionnement et comportemental de l’enfant qui ne sourit plus est primordial
Le choix de commencer un traitement dépend de nombreux facteurs à analyser pour déterminer vers quel âge cette interception sera la plus efficace pour l’enfant.

G) Pourquoi et quand commencer un traitement ?
Intervenir ou ne pas intervenir avant l’éruption complète des dents permanentes et donc la perte de toutes les dents « de lait »vers l’âge de 12 ans ?
2 écoles orthodontiques s’affrontent :
1) Ne rien faire avant 12 ans
Les partisans des interventions tardives et attendre que l’enfant atteigne ses 12 ans prétendant qu’il est plus facile d’intervenir en fin de croissance,
en un temps plus ou moins prévisible de 2 à 3 ans , dans bien des cas réalisés avec des extractions de dents définitives ce qui maintient un palais étroit et un sourire peu gracieux ,
avec utilisations d’appareillages complexes et contraignants .
2) Intervenir à partir de 6 ans en fonction des problèmes
Les partisans d’une intervention douce pour régler plus tôt les dysfonctionnements engendrés par des dents mal alignées et des mâchoires qui ne correspondent pas suffisamment pour obtenir une mastication efficace et l’assurance d’une croissance harmonieuse.
C’est l’école Bioprogressive que le C.I.S.C.O enseigne , qui soutient qu’il existe de nombreux inconvénients à cette attitude d’attente, car elle ne permet pas de profiter des possibilités d’éliminer ou de modifier les déviations de la croissance squelettique et de la matrice fonctionnelle (ventilation orale,l’enfant ne respire pratiquement que par la bouche, déglutition atypique,dite « infantile », la langue sans cesse en avant ).
Conclusion : Intervenir si nécessaire après étude des divers paramètres participant aux dysfonctionnements.
Entreprendre un traitement précoce nous semble logique s’il permet de corriger partiellement ou totalement une anomalie de la forme des mâchoires et du positionnement des dents ou d’empêcher qu’elle ne s’aggrave.
Le traitement orthodontique doit donc être global et précoce :
Global puisqu’il ne servira pas qu’à aligner les dents mais influencera aussi un environnement néfaste à un développement facial harmonieux.
Précoce pour corriger plus facilement dans un milieu plus malléable des problèmes fonctionnels qui s’aggravent avec le temps.

H) Interventions techniques et appareillages utilisés
Les moyens thérapeutiques sont simples , ils permettent , en intervenant tôt , d’arrêter ou minimiser les désordres dentaires, qui perturbent la croissance , la fonction, l’esthétique et le psychisme de l’enfant.
Prévenir vaut mieux que guérir , c’est traiter la cause et pas uniquement le symptôme .
L’objectif de l’interception est d’éviter ou de simplifier le traitement orthodontique en denture permanente (après 12 ans ).
Il sera peut-être nécessaire de compléter après réévaluation pour finaliser l’alignement dentaire esthétique et fonctionnel.
Cela permet de minimiser le temps thérapeutique nécessaire pendant la période de l’adolescence. Une période difficile d’affirmation de soi .

I) Orthodontie et adolescence
Intervenir plus jeune c’est limiter le temps de port d’appareil disgracieux peu propice à une mastication « normale »
L’orthodontie présente souvent sa profession à travers un aspect très technique, le redressement des dents, de la mâchoire, les problèmes de mastication etc…
C’est-à-dire l’esthétique et le fonctionnel…
Cependant cet aspect « mécanique » n’est que la partie visible de l’iceberg.
L’orthodontie des enfants s’attaque aussi à la partie cachée :
Sourire la bouche fermée à cause de dents tordues crée un complexe pour un adolescent qui considère déjà que le moindre défaut d’apparence le défigure et finit par lui poser un problème de reconnaissance existentiel dont il est en quête pour se construire et se faire accepter de son entourage proche et des autres.
Il ne se mettra pas en avant , deviendra « renfermé » , irritable voire agressif ou dépressif …
Un mal-être qui peut avoir des conséquences à vie sur la confiance en soi et le regard des autres . L’orthodontie va lui redonner confiance, le sociabiliser et il pourra enfin mordre la vie à pleine dents…avec le sourire….
Les appareils dits multi-attaches sont régulièrement visibles en bouche. En porter un ne le « différencie » plus .
C’est socialement une reconnaissance de la prise de conscience et la prise en charge du problème ce qui valorise l’estime de soi et celle des autres .
Ne pas traiter des dents qui se chevauchent présente l’inconvénient esthétique d’un sourire peu engageant.
Présente un problème médical (mauvaise mastication) et social, d’un laisser-aller apparent et d’une image de soi négative.
J) sourire à la vie
Notre sourire influence notre bien-être et notre relation aux autres .
« Notre sourire influence notre relation aux autres » selon Sabrina Philippe, psychologue
K) Quand les dents ne sont pas alignées c’est une « malocclusion dentaire » avec des conséquences sur :
L’hygiène dentaire.
Les migraines.
Les acouphènes.
La mauvaise posture.
Le mal de dos.
Les troubles du sommeil.
Les apnées du sommeil.

